JESUS CAMP
De Heidi Ewing et Rachel Grady
Avec Becky Fischer et Mike Papantonio
Mon avis : +++
Quel constat glaçant que celui livré par les talentueuses Heidi Ewing et Rachel Grady ! Les deux réalisatrices éludent habilement la manière parfois poussive (mais géniale) des documentaires de Michael Moore en adoptant un ton neutre pour souligner la gravité du propos et donner de la force aux images. Elles filment des scènes réelles, un univers vrai et effrayant dans lequel les enfants n'ont pas le droit de lire Harry Potter mais peuvent se consoler en se prosternant devant un poster de George W. Bush. Des fragments de pellicules qui capturent ces instants destabilisants pendant lesquels les mômes se roulent par terre en pleurant pour toucher le divin, pour accéder au message de Dieu.
Voilà le but majeur du film : porter un regard d'une neutralité aussi tranchante qu'un sabre de samourai sur un phénomène religieux (né, comme par hasard, après le 11 septembre). Des familles payent un séminaire d'évangélisation à leurs garnements (Jesus camp) mené tambour battant par Becky Fisher, femme abominablement persuasive qui imprègne de messages politico-religieux, d'idéologie néo-conservatrice la psychée des cobayes. Des enfants de moins de 12 ans pour la plupart à qui on effectue un véritable lavage de cerveau en évoquant la reprise du pouvoir en Amérique au nom du Christ.
Ils entrent alors dans des transes digne de la culture vaudoue ou des cultes chamaniques au nom d'une idéologie appuyée sur les convictions néoconservatrices et régis par les faucons de la Maison Blanche. Les deux cinéastes captent ces instants absolument glaçants, voire choquants durant lesquels des enfants perdent leur innocence en essayant de renaître une seconde fois afin de mener cette pseudo-croisade au profit d'une amérique messianique. Le brio et l'intelligence de la dénonciation forcent le respect du spectateur qui, pendant la durée du film, est littéralement scotché par l'horreur des images.
Avant d'être un documentaire, Jesus camp est un film d'horreur dans la lignée de l'exorciste ou de la colline a des yeux. Le constat est "very creepy".
De Heidi Ewing et Rachel Grady
Avec Becky Fischer et Mike Papantonio
Mon avis : +++
Quel constat glaçant que celui livré par les talentueuses Heidi Ewing et Rachel Grady ! Les deux réalisatrices éludent habilement la manière parfois poussive (mais géniale) des documentaires de Michael Moore en adoptant un ton neutre pour souligner la gravité du propos et donner de la force aux images. Elles filment des scènes réelles, un univers vrai et effrayant dans lequel les enfants n'ont pas le droit de lire Harry Potter mais peuvent se consoler en se prosternant devant un poster de George W. Bush. Des fragments de pellicules qui capturent ces instants destabilisants pendant lesquels les mômes se roulent par terre en pleurant pour toucher le divin, pour accéder au message de Dieu.
Voilà le but majeur du film : porter un regard d'une neutralité aussi tranchante qu'un sabre de samourai sur un phénomène religieux (né, comme par hasard, après le 11 septembre). Des familles payent un séminaire d'évangélisation à leurs garnements (Jesus camp) mené tambour battant par Becky Fisher, femme abominablement persuasive qui imprègne de messages politico-religieux, d'idéologie néo-conservatrice la psychée des cobayes. Des enfants de moins de 12 ans pour la plupart à qui on effectue un véritable lavage de cerveau en évoquant la reprise du pouvoir en Amérique au nom du Christ.
Ils entrent alors dans des transes digne de la culture vaudoue ou des cultes chamaniques au nom d'une idéologie appuyée sur les convictions néoconservatrices et régis par les faucons de la Maison Blanche. Les deux cinéastes captent ces instants absolument glaçants, voire choquants durant lesquels des enfants perdent leur innocence en essayant de renaître une seconde fois afin de mener cette pseudo-croisade au profit d'une amérique messianique. Le brio et l'intelligence de la dénonciation forcent le respect du spectateur qui, pendant la durée du film, est littéralement scotché par l'horreur des images.
Avant d'être un documentaire, Jesus camp est un film d'horreur dans la lignée de l'exorciste ou de la colline a des yeux. Le constat est "very creepy".
